Septembre 2015
L'obscurité pénètre ma peau et finit par m'envelopper d'une mince couche de suie. Je tremble de froid. Le noir impénétrable continue à me tomber dessus et à m'ensevelir dans un bain de boue de choses grouillantes et de détritus immondes dont les origines me sont méconnues. L'air empeste de pourriture et de renfermé, comme s'il avait été conservé ici des millénaires durant.
J'avance la main à taton. Chaque molécule m'est perceptible, je les balaie d'un geste indécis, essayant de toucher la paroi de l'abris dans lequel je repose. Rien. Quelques mouvements maladroits de droite à gauche, de haut en bas.
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